Denis MONFLEUR

1962

Naissance le 14 décembre à Périgueux (Dordogne) 1965-1969

Il dessine avec passion des personnages de bandes dessinées.

 

1969-1979

À 7 ans, il déclare vouloir devenir peintre ; à 9 ans, sculpteur. Réponse du père qui rêve de faire de son fils un ingénieur : « Il n’y a jamais eu chez les d’artiste Monfleur, il n’y en aura jamais. » En classe de seconde, il commence à modeler la terre chez un copain de son lycée  « Il m’a donné la grande habileté manuelle et le savoir-faire technique qui étaient les siens. ».

 

1980-1983

Il quitte le domicile familial à 18 ans. Voyage : il est bouleversé d’émotion devant la tour-porche de Saint-Benoît-sur-Loire et découvrira très vite les abbayes romanes, notamment cisterciennes, qui le touchent beaucoup. « Mon rêve est d’arriver à faire avec la pierre quelque chose d’humain, de vivant. » Mais en attendant, il faut vivre : il se fait embaucher comme ouvrier dans la presse parisienne et sculpte dans ses maigres temps libres.

 

1983-1989

 Il sculpte le bois et le marbre. Première exposition personnelle en 1986 à Fontenay-sous-Bois.

« Les expositions s’accélèrent, je fais différents salons, je reçois quelques prix, mais je n’ai toujours pas de galerie ni de marchand. » En 1992, Concha Benedito (secrétaire générale du Salon MAC 2000) le choisit pour exposer au Grand-Palais, à Paris. En 1995, première exposition dans une galerie parisienne (galerie Pierre-Michel D., rue Gay-Lussac).

 

1995

Sélectionné pour le Prix Fénéon à la chapelle de la Sorbonne (Paris), il se blesse gravement (fracture de deux vertèbres) en apportant sa pièce. Immobilisation douloureuse et corset obligatoire. Beaucoup lui conseillent d’abandonner la pierre et de sculpter le bois et des matériaux moins résistants. Par défi, il décide de se mettre à la pierre la plus dure, le granit. Il commence par travailler avec des bandes de trottoir récupérées dans des voiries municipales et auprès de la DDE (Direction départementale de l’Équipement) du Val-de-Marne.

 

1997-1998

Il récupère comme atelier l’ancien grenier à sel de la ville de Fontenay et s’installe avec son ami peintre Fabian Cerredo.

 

1999

« Je rentre à la galerie Guigon. C’est le début d’une reconnaissance et d’une visibilité qui va aller crescendo. ».

 

2002-2010

Il rentre à la galerie Suzanne Tarasieve. En 2003, il reçoit le Premier prix de sculpture Pierre-Cardin, décerné par l’Académie des beaux-arts, à l’Institut de France (Paris). Les expositions se multiplient en France et gagnent l’étranger (Hommage aux déportés juifs de Thessalonique, Creator Vesuvio à Herculanum…). Éric Darragon publie Denis Monfleur, L’OEuvre granit (éditions de La Table ronde, 2010).

 

2010-2015

Il entre à la galerie Claude-Bernard (Paris) en 2011. Il ne cesse de diversifier son vocabulaire plastique, ses techniques, ses matières. Après toute une série de pièces monumentales, il se lance dans la taille directe de pièces de petites dimensions constituées en séries. Il enrichit ses techniques (par exemple, avec le poli miroir), explore la polychromie, diversifie ses matières (basalte, orgue basaltique, lave volcanique, diorite…). Une oeuvre qui se multiplie sans se répéter, mais où l’on reconnaît toujours le « style Monfleur ». En 2015, il montre une oeuvre très ambitieuse, Individus : près de trois cents personnages tous différents, en lave du Mont-Dore réunis sur un même socle pour composer une pièce unique.

 

2016-2017

Jean-François Voguet, sénateur et maire de Fontenay-sous-Bois, lui remet, au nom du ministre de la Culture et de la Communication, l’insigne de chevalier des Arts et Lettres. Il réalise L’Apporteur de l’espoir, une pièce monumentale placée en plein Paris, devant la gare d’Austerlitz .

Pour l’homme pressé qu’est Denis Monfleur, le travail se poursuit intensément : « Je ne suis qu’aux portes de ma découverte. Comme artiste, je persévère dans mes rêves. ​».